De la cellule à l'espérance !
Je m’appelle X.., j’ai 36 ans.
J’ai grandi dans une famille chrétienne. J’ai entendu très tôt parler de Dieu, de la foi, de l’Évangile. Mais en atteignant l’âge adulte, je me suis éloigné de tout cela. J’ai commencé à faire de mauvais choix, des bêtises qui, avec le temps, sont devenues de plus en plus graves.
À l’époque, je vivais en Île-de-France et, entre mes 19 et mes 29 ans, ma vie a été marquée par des allers-retours constants entre la liberté et la prison. Au total, j’ai passé environ sept années incarcéré, avec seulement trois années de liberté en pointillés. Chaque sortie semblait me promettre un nouveau départ, mais je retombais toujours dans le même engrenage. La violence prenait de plus en plus de place et les peines devenaient de plus en plus lourdes. J’étais pris dans un cercle vicieux d’échec et d’enfermement.
Et puis, au fond de moi, quelque chose a crié. J’ai crié à Dieu.
Je me suis souvenu de ce que j’avais entendu dans mon enfance, des paroles semées autrefois que je croyais oubliées. Dans ma cellule, je me suis mis à prier, parfois maladroitement, parfois avec colère, parfois avec désespoir. Mais Dieu a entendu.
En prison, j’ai commencé à rencontrer l’aumônier à plusieurs reprises. Ces échanges ont été déterminants. Petit à petit, le Seigneur a travaillé mon cœur. Il m’a parlé, repris, relevé. Il m’a redonné une espérance là où je n’en voyais plus.
Aujourd’hui, je peux dire que ma vie a changé.
Le Seigneur m’a permis de sortir de prison, de me stabiliser, de trouver un travail. Je suis devenu chauffeur de bus, dans un secteur d’activité qui me plaît et dans lequel je trouve un équilibre. Ce n’est pas seulement un emploi : c’est un signe concret que Dieu m’a donné un nouvel avenir.
Je suis retourné à l’église, dans une assemblée située à l’est de l’Île-de-France. J’ai pu renouer des liens, reprendre une place, retrouver une famille spirituelle. Et je sais aussi que si je suis là aujourd’hui, c’est parce que ma famille a prié, et en particulier ma mère, qui n’a jamais cessé d’espérer et d’intercéder pour moi. La prière, je le sais maintenant, est une réalité puissante.
Un chant m’a particulièrement bouleversé dans ce parcours. Il s’intitule « Pur ». La première fois que je l’ai entendu, j’ai été profondément touché. Ce chant a mis des mots sur ce que je vivais intérieurement : le désir d’un cœur nouveau, lavé et restauré par Dieu.
Aujourd’hui, j’ai envie d’aller plus loin. J’ai le désir de m’engager dans la vie de l’Église, de servir, de donner à mon tour ce que j’ai reçu. Pas parce que je suis parfait, mais parce que Dieu est fidèle.
Si je partage ce témoignage, c’est parce que j’y ai été encouragé, mais surtout parce que je crois profondément que Dieu peut mettre un terme aux cycles destructeurs, aux cercles vicieux de l’enfermement, de la violence et de l’échec. Il peut ouvrir un chemin là où tout semble fermé et offrir un avenir à ceux qui crient à lui.
Chant "PUR"
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